La CNESST a publié les résultats de son enquête en lien avec le décès accidentel d’un travailleur, le 16 septembre 2019, à l’entreprise Les Aliments Serval Canada de Louiseville, en Mauricie. M. Beauchemin est décédé à la suite d’un éboulement de sacs lourds alors qu’il s’affairait à des tâches d’entreposage. Même s’il ne s’agit pas ici d’une entreprise agricole, de telles opérations peuvent avoir lieu dans les coopératives laitières, notamment, et il est pertinent de rappeler les risques et recommandations liées à ce type de manœuvre.

Dans son rapport d’investigation, la CNESST rappelle les principales mesures pour éviter les accidents liés à l’entreposage de sacs de matières en vrac, plus particulièrement l’une des deux méthodes suivantes :

  • Empiler les sacs en « pyramide » : l’empilement en pyramide est basé sur le principe de l’empilement en quinconce. Cela signifie que le sac du dessus est toujours déposé sur quatre sacs. La hauteur est limitée par la résistance des sacs. La grosseur des sacs et la densité volumétrique des matières du contenu des sacs auront aussi une influence sur la hauteur maximale d’un empilement en pyramide;
  • Empiler les sacs entre deux structures : les piles de sacs doivent être supportées par des murs ou des structures de chaque côté de l’empilement.

 

Une entreprise qui procède a l’entreposage de sacs doit respecter en tout temps les recommandations et les guides d’utilisation fournis par les fabricants concernant l’empilage, et ce, de façon à assurer la stabilité des piles et que cette opération soit effectuée de façon sécuritaire.

Rappelons qu’en vertu de l’article 50 de la Loi sur la santé et la sécurité du travail, un employeur est tenu de « prendre les mesures nécessaires pour protéger la santé et assurer la sécurité et l’intégrité physique de ses travailleurs », de même que de « s’assurer que l’organisation du travail ainsi que les équipements, les méthodes et les techniques pour l’accomplir sont sécuritaires ». Les travailleurs doivent pour leur part collaborer avec l’employeur afin de repérer les dangers et mettre en place les moyens pour les éliminer ou les contrôler (art. 49 LSST).